Les Écrits de Maria Valtorta

33. Le 31 mai 1948

1948-05-31

Le 26 mai au soir, la Vierge de Fatima m’est réapparue, de la manière suivante : on aurait dit qu’un grand arc-en-ciel, mais peu arqué, était suspendu entre terre et ciel. Au centre se trouvait Marie, appuyée sur un petit nuage argenté, douce et souriante. De ses mains jointes pendait un long chapelet. Sous ses pieds nus, de nombreux éclairs étaient retenus.

Je me suis dit : « Ouf ! Cette fois, c’est la paix. L’arc-en-ciel est là. Les foudres des châtiments de Dieu sont sous les pieds de Marie… » et je me mis à remercier notre Mère.

Mais elle écarta les mains et me montra, de la main gauche — autrement dit à l’est par rapport à elle —, une sorte de feu, ou d’astre, ou encore de joyau : cela ressemblait à tout cela… Il rayonnait très haut dans l’azur limpide d’un ciel sans nuage, dans une atmosphère très pure comme cela arrive après un grand orage qui lave l’air de toute impureté.

Ce feu, joyau ou astre avait la forme, l’aspect et le contenu suivants :

Sa forme :

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Sa couleur : la lumière de la flamme la plus étincelante et la plus claire qu’on puisse libérer. Ou encore : un topaze aux reflets d’or, ou de l’or embrasé. C’était superbe.

Son contenu : des dessins de feu, ou de pierre précieuse et d’or plus clair étaient tracés dans (non pas sur, mais dans) ce merveilleux joyau. Ils se trouvaient dans les triangles supérieur et inférieur, tandis que l’espace central était occupé par une étoile très vive, couleur sur couleur. Son éclat était doux, mais très fort, de sorte que presque toute la lumière des triangles du haut et du bas convergeait sur l’étoile et la rendait encore plus étincelante.

Les dessins étaient entrelacés dans le triangle supérieur, divisés en trois dessins plus petits dans le triangle inférieur. J’ai pensé qu’il s’agissait de lettres alphabétiques, mais je ne me souvenais pas en avoir déjà vu de telles.

Je comprenais que Marie voulait que je vénère ce signe, mais je ne voyais pas de quoi il pouvait s’agir. Je ne me rappelais pas avoir jamais rien vu de semblable dans le symbolisme chrétien.

Je suis restée dans l’incertitude jusqu’à ce matin, parce que c’est seulement en ce dernier jour de mai que la Vierge me donne l’explication de ce symbole. Elle dit :

« Ce n’est pas moi seule que tu dois remercier, mais toutes les sources de la miséricorde : la sainte Trinité, et la trinité terrestre (autrefois) qui, aujourd’hui dans la gloire, vous aime et vous protège, vous les membres du Corps mystique.

Le signe veut te dire ceci : en haut, la sainte Trinité dont le Nom est écrit en caractères de feu sur feu, en anciennes lettres hébraïques.

En bas, la trinité mineure — la sainte Famille, représentée elle aussi par les anciennes initiales hébraïques de Jésus Messie, entrelacées avec celles de la Servante de Dieu et du Patron du Christ lui-même comme homme sur terre, et dans l’Eglise, son Corps mystique.

Entre les deux triangles se trouve le signe de Celui qui vient de la sainte Trinité et qui a grandi en sagesse, en âge et en grâce auprès de Joseph et de moi, le signe du Fils de Dieu, conçu par l’opération du Saint-Esprit, et qui a pris chair et est né de la Vierge, réunissant ainsi les deux natures en un Etre unique dont le nom connu jusqu’ici est : Jésus-Sauveur, mais dont le nom véritable est “connu de lui seul” [Ap 19, 12] et vous sera révélé dans la lumière triomphale de la Jérusalem céleste et achevée.

Et ce nom véritable, actuellement inconnu, est occulté par l’étoile lumineuse dans l’inscription flamboyante. Des personnes inspirées l’ont désignée sous le titre d’Etoile de Jacob, ou du Matin, Orient, Lumière.

Son Père se plie à sa volonté, et il accueille toutes mes prières, parce que je suis sa Mère. Sans lui, il ne me serait pas donné de retenir les châtiments de la colère divine. Mais toute miséricorde est obtenue parce qu’il est l’Amour miséricordieux, ainsi que le résumé de tout amour divin et humain.

Mais quand tu l’adores, lui qui a d’avance imploré, par un sacrifice démesuré, toutes sortes de bienfaits pour vous et toute miséricorde, adore la sainte Unité et Trinité d’où le Verbe est venu pour être Rédempteur, et ne me prie pas moi seule, mais aussi le Père, le Fils, l’Esprit Saint, Jésus, Joseph, moi-même, votre Dieu et vos amis miséricordieux. »

1945-06-03

Je vous écris parce que dois tout vous dire. Mais le sujet est triste.

Hier, j’ai entendu à la radio l’allocution du saint-père au Collège des cardinaux. Il a eu des paroles de condamnation envers le national-socialisme, et de pitié à l’égard du peuple allemand. Il est juste qu’il les ait: comme il parle au nom de la Miséricorde, il ne doit pas s’acharner sur ceux qui sont déjà punis, bien que – j’en suis con­vaincue – les Allemands seront toujours les mêmes, malgré toute pitié, punition ou effort pour les faire changer de mentalité. Peut-être même progresseront-ils dans l’esprit de vengeance et, la prochaine fois, si les autres états les laissent se réarmer, ce sera encore pire.

Mais la condamnation du national-socialisme, formulée maintenant ouvertement, me rappelle la grande souffrance que j’ai éprouvée comme porte-parole en novembre 1943. C’est au prix de larmes et de prières que j’ai obtenu, à l’époque, une modification de cette terrible dictée. En d’autres termes, j’en ai eu une copie intégrale qui se trouve dans mes papiers secrets et une autre… adoucie, qui est au nombre des dictées.25 Ceux qui sont visés par les reproches du Seigneur ne sont pas les Allemands et leurs amis, mais ceux qui, étant dépositaires de la sagesse et des moyens surnaturels de Dieu, ne les utilisent pas et poussent donc les âmes à supposer une complicité ou une faiblesse coupable. C’est un reproche qu’on a entendu sur les lèvres de beaucoup et une arme tenue entre les mains des coupables pour effrayer les gens et les tenir sous leur coupe…

Hier, tout cela me revient à la mémoire… et je fais écho à la Voix qui dit: «Trop tard!»… Et d’un.

L’autre triste sujet: un court rêve à l’aube… Il est épouvantable. Il me remet en mémoire ces prévisions qui m’avaient troublée en 1915, bien avant les guerres et révolutions, [et qui ont continué] jusqu’à celle-ci et ses séquelles. J’avais aujourd’hui l’impression de vivre, avec toute la ville, dans l’attente d’un événement effroyable. Effectivement, on devait fuir pour s’abriter tandis que le ciel était couvert d’avions, petits (parce que très hauts) et tout noirs, dont on ignorait les intentions. Du gaz? Des rafales de mitraille? Des bombes? Tout le monde fuyait. Les rues se vidaient. J’essayais de regarder en haut, mais on me disait: «Vite, vite, à l’abri!» et tous hurlaient: «C’est la punition qui a com­men­cé.» Les avions semblaient russes. Je disais: «Mais nous sommes tout juste sortis de la tourmente! Cela ne suffit-il pas?», et beaucoup me répondaient: «Celle-ci balaye tout le monde. Même l’heure de la monarchie a sonné – cela, ce n’est pas une prophétie car même les dindes le comprennent! –. Il y en aura pour tout le monde.» je me suis réveillée tout effrayée.

Quand il a semblé que l’Italie devait devenir plus grande et que le roi allait être couronné empereur, je ne cessais de rêver aux catastrophes que nous avons connues – invasions, refuges, fuites, etc. – et je voyais toujours nos ennemis russes, avec leurs laids oiseaux noirs. En outre, je n’arrêtais pas de voir le roi, la reine, leur famille descendre en une fuite angoissée au milieu des ruines et des tas de charbon. Ils semblaient s’enfuir, non pas à cause de l’invasion, mais parce qu’ils ne pouvaient plus rester à cause de la haine populaire. Maman se moquait de moi quand je le disais… et je pleurais de ce que je voyais. Ce qui concerne la monarchie a malheureusement été déjà confirmé par les faits… Mais Seigneur! Cela ne suffit-il pas?

1946-09-29

Azarias dit:

«Le Seigneur qui t’a enseignée depuis l’enfance et dont tu te souviens n’avoir reçu que de l’amour, me dit de seulement méditer l’épître avec toi, à cause de ta faiblesse et pour ne pas répéter ce qui est pour toi un douloureux souvenir. Dieu et toi, vous avez parlé. Il t’ordonne de ne prendre pour toi que ce qu’il t’a dit. Obéissons. Dans l’introït je devrais effleurer le sujet. Mais désormais tout est déjà dit. Tu es convaincue de la bonté et de la miséricorde de Dieu. Il connaît tes besoins. Il n’y a plus rien à dire qui ne soit superflu et pénible pour ta faiblesse.

Mais il est réconfortant d’écouter l’Apôtre. Il s’adresse à toi par une parole de maître paternel: “Aussi, je vous le demande, ne vous laissez pas abattre par les détresses que j’endure pour vous; elles sont votre gloire.”

Que ton esprit dise donc à tes membres, à ta chair, à tes organes consumés et mourants sous une souffrance de mort: “Je vous demande de ne pas trembler pour ce que je souffre et que vous aussi souffrez par conséquent. Car ma souffrance, qui est aussi la vôtre, est la cause de votre gloire.”

De quoi brilleront un jour, au jour éternel, les corps des saints? Des souffrances endurées pour la justice, de s’être fatigués pour elle, de l’avoir cultivée en eux-mêmes pour la donner aux autres, et d’avoir été persécutés à cause de ce travail.

“Ceux qui enseigneront la justice brilleront comme des étoiles pour toute l’éternité”, dit Daniel. Et la Sagesse: “Les justes brilleront et, comme des étincelles dans une plantation de roseaux secs, ils se répandront de différents côtés. Ils jugeront les nations, ils domineront les peuples, et leur Seigneur régnera sur eux à jamais.”

Que promet le Verbe dans les Béatitudes? Gloire et lumière, sa­tisfaction et paix pour ceux qui auront pleuré et souffert par fidélité à la justice.

Etant donné que vous êtes à la fois corps et âme – et même la loi pesante de la chair tend à prédominer tant que vous êtes en exil –, cette chair obtiendra la gloire dans l’éternité, précisément pour avoir été consumée par la volonté de l’esprit héroïque et pour avoir supporté les tribulations par solidarité avec la grande souffrance de l’esprit. Il est donc juste que ton esprit dise à ta chair: “Ne te décourage pas à cause des tourments que j’en­dure pour toi également, mon corps, et qui feront ta future gloire éternelle.”

Paul enseigne ce qu’il faut faire pour obtenir l’aide surnaturelle nécessaire pour fortifier la créature qui est esprit et chair. “C’est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus Christ…; qu’il daigne… vous armer de puissance par son Esprit, pour… qu’il fasse habiter le Christ en vos cœurs par la foi; enracinés et fondés dans l’amour, vous aurez ainsi la force de comprendre avec tous les saints… et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu.”

Dieu est amour. Celui qui a l’amour a Dieu en lui. Jésus, je te l’ai dit, est la synthèse de l’amour des trois Personnes divines. Par conséquent, celui qui a le Christ en lui est rempli de la plénitude de Dieu.

Dans l’ancienne Loi, aux temps anciens, les Hébreux avaient le Père qui emplissait le Temple de sa gloire, et l’Esprit qui, de temps à autre, remplissait certaines créatures. Mais dans les temps nouveaux, à l’ère du Christ, les chrétiens n’ont pas seulement la première ou la troisième Personne de la Trinité. Ils ont la plénitude du Dieu un et trine en Jésus Christ, notre Seigneur.

Ils l’ont par la grâce et par les sacrements, en particulier par le sacrement d’amour dans lequel, avec le Corps, le Sang, l’Ame et la Divinité du Verbe incarné, se trouvent aussi le Père et le Paraclet; ils sont en effet inséparables de la divinité de la seconde Personne en raison de l’unité sublime des trois Personnes divines, qui ne forment qu’un seul Dieu. que la gloire qui lui est due revienne à cette présence invisible mais sensible et active, à cet infini qui se restreint dans une minuscule partie du tout qu’est le croyant. Et c’est de cette prison, où seul l’amour le contraint, qu’il œuvre et transforme car il peut tout faire, même ce qui est au-dessus de tout ce que l’homme peut demander, faire, penser et désirer; d’une nullité il peut faire un géant parce que, non pas la nullité, mais celui qui l’habite œuvre avec ses moyens infinis. Qu’à cette Présence, à cet Infini, revienne aussi la confiance de qui se sait soutenu par un fort et guidé par un savant comme il n’en est pas d’autre. Qu’en cette confiance, ton esprit trouve la paix et ton corps la force pour la lutte glorieuse qui parvient à la Vie par cette préparation que constituent la souffrance et la mort.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit.»

Le 5 octobre 1946, élévation non écrite (sur l’ordre de Jésus) à propos des merveilles de la création.

33.1

Ce matin, j’ai eu un réveil bien doux : j’étais encore dans les brumes du sommeil quand j’ai entendu une voix très pure fredonner doucement une lente berceuse. On aurait dit une ber­ceuse de Noël, tant elle était légère et archaïque. Je suivais cette mélodie et cette voix, qui me charmaient de plus en plus et me rendaient ma lucidité sous leur douce musique. Lorsque j’eus retrouvé pleinement mes esprits, j’ai compris. J’ai dit alors : « Je te salue, Marie, pleine de grâce ! », parce que c’était elle qui chantait. Et après m’avoir répondu : « Moi aussi, je te salue, Maria. Viens, et sois heu­reuse ! », elle s’est mise à chanter plus fort.

Et je l’ai vue, dans la maison de Bethléem, dans la pièce qu’elle occupait, en train de bercer Jésus pour l’endormir. Il y avait là le métier à tisser de Marie et des travaux de couture. On avait l’impression que Marie avait fait une pause dans son travail pour donner le sein à l’enfant, changer ses langes, ou plutôt ses draps, car c’était déjà un enfant de quelques mois, de six à huit mois tout au plus, à mon avis. Elle comptait pouvoir reprendre son travail une fois l’enfant endormi.

On approchait du soir. Le crépuscule touchait à sa fin et avait saupoudré le ciel serein de flocons d’or. Des troupeaux rentraient au bercail tout en broutant les dernières herbes d’un pré en fleurs, les brebis bêlaient en levant le museau.

L’Enfant tardait à s’endormir. Il semblait un peu agité comme s’il avait mal aux dents ou quelque autre bobo de l’enfance.

33

3 mars 1950.

Rm 8, 20-21.

«“La création a été assujettie à la vanité” dit Paul.

Je vous ai expliqué[1] comment la vanité sans bornes de vouloir être comme Dieu a causée le péché, et ses conséquences. La conséquence de cet acte insensé de vanité de la part de l’homme, chef-d’œuvre de la création, est que toute la création a fait l’expérience de la laideur du péché contre Dieu et contre le prochain. Et puisque l’homme était la créature la plus élevée, il a fait l’expérience de cette laideur plus que toute autre créature inférieure. Il était la seule créature douée d’une nature rationnelle et libre, capable de se développer elle-même soit sur le plan physique que sur le plan intellectuel, pour le dire avec des mots humains. Mais par dessus tout, l’homme était capable de se développer de façon spirituelle. D’après les affirmations très justes du grand théologien, l’homme est un infini en puissance, une capacité que Dieu seul est en mesure de combler.

Vraiment il en est ainsi. Et cela reste depuis que l’homme existe. Si le péché originel a fortement affaibli cette puissance de l’homme, il n’a pas réussi à priver l’homme de ces deux facultés, dont Dieu l’avait doté au moment de sa création.

Après avoir été durement touchées par la blessure du péché et par celle de la punition, ces deux puissantes facultés, comme évanouies, se sont réveillées chez Adam et Eve au moment de la mort d’Abel. La douleur causée par la mort de leurfils Abel eut pour effet de dissiper la fumée d’orgueil insensé qui jusque-là les avait maintenus asservis aux suggestions du Rebelle éternel. L’homme leva à nouveau ses yeux vers le Ciel qu’il avait perdu, à la recherche de Celui qui avec justice l’en avait expulsé. L’homme réalisa que Dieu seul pouvait consoler sa peine, combler sa soif d’amour, soutenir sa force morale avec l’espoir de l’éternité, et avec l’espoir aussi que son séducteur serait battu selon la promesse que Dieu lui avait faite au moment même de sa condamnation. Cette promesse entretenait l’espérance que la libération de l’oppression infamante, c’est-à-dire la restauration de l’état de Grâce et de l’héritage du Royaume du Ciel, serait accomplie par l’intermédiaire de la Femme qui, tout en étant Vierge, donneraitnaissance à l’Emmanuel, le Sauveur, le Rédempteur.

A ce moment la création s’est remise en marche. Jusqu’à ce moment elle avait été soumise à la vanité et empêchée d’avancer vers sa perfection définitive, celle de l’esprit toujours plus triomphateur de la matière. Mais maintenant elle reprend son voyage vers la lumière, vers le sommet, vers son accomplissement, son Dieu, le même Dieu à qui elle avait tourné le dos avant de commencer à dévaler la pente qui descend du Paradis terrestre à la Terre, et de la Terre au royaume du péché et de l’obscurité.

La Grâce, bien sûr, n’y était pas; et la Grâce, c’est le soleil de l’âme, car c’est par elle que l’âme voit distinctement, engendre la vertu et la fait grandir jusqu’à sa perfection. La voix de la conscience, cependant, persistait: invitation paternelle de Dieu à retourner vers lui, le but ultime. Dans l’homme demeurait vivant, soudé à l’âme spirituelle, uni à elle, un minimum suffisant à lui permettre de progresser lentement vers son objectif final. Un terrain qui, en attendant la restauration de la Grâce, demeure apte à accueillir les semences que Dieu donne généreusement à tous les hommes, même aux plus coupables. Ce minimum a suffi à garder en vie la connaissance de Dieu et son amour, connaissance et amour que l’homme avait reçus du Créateur le premier jour de son existence, et qui, bien que cachés, étaient restés présents quelque part au fond de son âme.

Paul écrit: “La Création a été assujettie à la vanité, non par sa propre décision, mais par la volonté de Celui qui l’a assujettie, en espérant qu’elle serait libérée de son esclavage à la corruption, pour devenir capable de partager la liberté glorieuse des enfants de Dieu”.

Cette phrase est mal comprise, soit parce qu’on ne la comprend pas, soit parce qu’on n’a pas le désir de la comprendre. Le résultat est une erreur qui peut abattre l’homme qui marche vers le Bien pour gagner le Ciel. L’erreur consiste à dire que pour l’homme il n’y a pas de salut possible puisqu’il tend au péché. C’est une théorie hérétique, née des branches qui se sont séparées du tronc de la Vigne mystique, membres rebelles qui se sont détachées du Corps mystique; une profession de foi contraire à l’Amour divin, créateur de l’homme qui l’a prédestiné à la Grâce et à la Gloire, pas à la damnation. C’est une théorie qui, à juste titre, est condamnée par le magistère de l’Eglise.

A présent beaucoup de blasphémateurs, négateurs et sacrilèges prennent cette phrase comme fondement de leur pseudo-religion, et disent: “Regardez, celui qui veut votre chute, votre faiblesse, votre ruine! C’est celui que vous appelez Père!”. Ils sont hérétiques, car ils nient l’attribut principal de Dieu. Ce sont des satans car ils haïssent l’amour et la vérité.

Et maintenant, à ce blasphème horrible, à cette insinuation de la plus subtile et diabolique finesse, je réponds. Et je réponds ainsi:Dieu a mis l’homme à l’épreuve pour le confirmer en Grâce. Cette confirmation profitera à ceux qui auront su vivre selon justice, même après une ou plusieurs chutes temporaires, purifiés par leur repentir sincère et leur amour ardent. Pour les anges rebelles (dont la nature angélique était supérieure à celle des humains, comme il est dit à propos du Christ: “Tul’as fait seulement un peu inférieur aux anges”), il n’y a eu nipromesse de pardon de la part de Dieu, ni présence permanente en eux de ce qui aurait pu les faire revenir à leur première condition de bonheur, c’est-à-dire d’une contrition parfaite et d’un amour parfait. L’homme, au contraire, a pu bénéficier non seulement de tout cela, mais aussi des voix des Patriarches et des Prophètes qui ont confirmé à plusieurs reprises la promesse d’un Rédempteur, telle que rapporté dans le Proto-évangile. Il a pu compter aussi sur les révélations etles manifestations à travers lesquelles Dieu lui-même s’est manifesté aux Patriarches, à Moïse – libérateur et législateur du peuple hébreux, – à Josué, aux prophètes. Tout cela a été couronné par le prodige du don du Fils de Dieu, de son enseignement et de son immolation.

La prédestination à la Grâce n’a jamais été supprimée par Dieu. Jamais. Dieu ne dévie pas de sa volonté. Dieu n’est pas inconstant dans ses volontés. Ce qu’il a voulu, il le veut pour toujours quant à lui. Toujours. Par conséquent, Dieu n’a pas agi “en espérant”, comme on écrit incorrectement, mais “en sachant”. Rien n’est inconnu à Dieu. Donc, le mot “espérer” ne peut lui être appliqué. L’espoir est pour ceux qui ne connaissent pas le futur de tout et de tous. Pas pour Dieu. Il n’y a rien que Dieu ne connaisse depuis l’Eternité. Dieu connaît tout, y compris le destin des individus et celui des collectivités.

Vous devez donc dire et croire que Dieu a voulu soumettre sa création à l’épreuve, et pour ce faire il a pris la créature la plus parfaite, sachant fort bien que cette créature commettrait un péché d’orgueil et de rébellion à cause de sa vanité de vouloir être comme Dieu. Mais Dieu a agi de cette façon pour lui donner l’incommensurable mesure de son amour pour les humains.

Avant la création de l’homme, et donc avant l’épreuve, Dieu avait déjà établi le Moyen par lequel l’homme serait d’abord libéré de l’esclavage de la corruption, et ensuite réjoui de la liberté glorieuse des enfants de Dieu, pour enfin toucher sa part d’héritage dans le Royaume céleste. Par conséquent, Dieu n’a pas voulu votre chute, ni votre faiblesse, ni votre ruine. Il vous a créés pour se donner un peuple de fils. Et sachant que vous n’aurez pas persisté dans la Grâce, il a prédisposé, avant même de vous créer, le Moyen le plus saint et puissant qui soit pour que vous soyez sauvés et que vous receviez votre part dans son Royaume.

Ici aussi on peut dire que la Charité infinie et insatiable que Dieu a pour les hommes, ses fils d’adoption, resplendit en toute sa vérité».

1944-02-13

Jésus dit:

«Ma pauvre petite étoile submergée sous la tempête de souffrance de son Jésus, cachée, éclipsée et anéantie derrière mon infinie douleur comme une petite étoile derrière le soleil; ma pauvre violette alourdie jusqu’à plier sous le sang de son Jésus, comme l’herbe que tu as vue baignée de ma sueur de sang dans le jardin, sais-tu ce que je t’ai fait? Je t’ai amenée à l’“amour de participation”, qui est la perfection de l’amour de fusion dont je t’ai parlé en automne.[2]

C’est le printemps maintenant, nous ne sommes plus en au­tomne… “car voilà l’hiver passé… sur notre terre les fleurs se montrent… Lève-toi, ma bien-aimée!”

L’amour de fusion est élevé. Tout en haut, au sommet de cette hauteur, se trouve “l’amour de participation”. Par le premier tu t’anéantis en ton Bien-Aimé, avec toute ta personnalité humaine. Par le second, tu prends la place de ton Bien-Aimé, tu l’entoures: il est l’âme, toi le vêtement de l’âme; dans ce vêtement, tu ressens les peines de ton Amour pendant que, en toi, il crie ses tortures spirituelles comme morales et te les fais connaître, tout comme la pensée porte à la connaissance de la chair les impressions de l’esprit, et tu reçois les impressions matérielles.

C’est l’amour de compassion, de com-passion[3]. En d’autres termes, c’est la Passion vécue par le Christ et par celle qui adore le Christ.

J’ai fait cela pour toi. Et si je t’ai introduite dans le “cellier”, où l’odeur du vin t’a enivrée au point de te faire tomber comme morte, sache, ma bien-aimée, que ce vin, c’est mon Sang. C’est lui qui emplit le cellier de ses effluves divins, descend avec mon Sang dans ton cœur et en suspend la vie pour une Vie plus haute; puis il monte avec mon Sang vers ta pensée et te donne des intuitions et des lumières qui ne sont plus terrestres mais surnaturelles, divines: car c’est moi qui parle dans ta pensée, et il n’y a pas en moi parole plus divine que celle que disent mes tortures en tant que Rédempteur.

“A son ombre désirée je me suis assise.” Cet arbre n’est pas le pommier chargé de fruits, mais ma croix d’où pend un unique fruit: ton Christ. Eh bien! J’en descends, j’en suis descendu, pour “te soutenir” par les fleurs de la charité, pour “te réconforter” par mes cares­ses, car “tu te languissais” d’amour compatissant.

Ma chère Maria, que je t’aime pour ton amour! J’ai savouré d’a­vance tes larmes quand tu as assisté à mes pleurs et entendu siffler les fouets, quand tu m’as vu tomber sur les pierres, ainsi que celles que tu verseras devant ma torture suprême et ma désolation ex­trême. Comme celles de tes âmes sœurs en amour de participation, elles furent plus douces pour moi qu’un vin plein de miel. Elles étaient dans le calice que l’ange m’a tendu pour atténuer l’amertume du ca­lice de mon Père, pour fortifier mon Humanité qui mourait en une cruelle agonie. Pour réconforter mon esprit abattu, cet ange de ma douleur m’a énuméré tous les noms de ceux qui allaient m’aimer, m’aimer totalement, au point de partager mes tortures; et le tien était parmi eux, ma violette, ma petite étoile, petit Jean[4], Maria, ma Maria. Merci, ô âme que j’aime!

J’aurais été et j’irais plus lentement pour t’introduire dans ma souffrance. Mais il est nécessaire d’accélérer les choses. Je le sais. C’est pourquoi il me faut précipiter tes connaissances, même si tu dois beaucoup souffrir d’être rapidement confrontée à elles en masse.

Si l’on te répète ces mots déjà dits dans l’Evangile: “Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas?”, je réponds: “J’ai besoin de sa souffrance pour une grande œuvre.” Mais l’on pourra dire aussi: “Pourquoi n’as-tu pas commencé par les douleurs préparatoires ou du moins par la Cène? Pourquoi ne pas avoir terminé par la crucifixion?” A cela je réponds: “J’avais besoin que cette âme soit déjà baignée de ces larmes. Pour la rendre plus capable, pour qu’elle ait l’esprit plus clair, pour qu’elle soit plus purifiée pour voir le Mystère ineffable de ma mort pour votre salut.”

Les impurs et ceux qui sont attachés à la matière ne s’ap­prochent pas de l’autel – ou plus exactement ne devraient pas s’en approcher –. Mais s’ils peuvent encore s’approcher de vos autels parce que vous êtes aveugles et moi indulgent, seuls peuvent s’approcher de mon autel et assister à ma Messe ceux qui se sont purifiés par l’encens de l’amour et l’eau des larmes, et ont anéanti leur chair sur le bûcher du sacrifice pour ne laisser vivre que l’esprit.

Je suis donc ma propre méthode et non la vôtre, et je voudrais de votre part moins de pesanteur quand vous désirez obtenir certaines explications sur des détails tellement insignifiants qu’ils n’ont qu’une valeur de curiosité et non de révélation.

Laissez donc mon Jean[5] en paix. Cette âme, qui voit son Jésus torturé, ne peut se soucier et se préoccuper de veiller à observer si Caïphe à la barbe carrée ou en pointe, si Hérode est vêtu de rouge ou de jaune, si Pilate est grand ou petit – quand ce n’est pas préciser de combien de centimètres il est plus petit que moi! –, si la salle du Prétoire est longue ou non, carrée ou rectangulaire. Si vous voyiez la personne que vous aimez le plus être torturée, vous occuperiez-vous du premier venu qui passe? Non. Vous verriez uniquement l’être cher, ou bien vous fermeriez les yeux pour ne rien voir. Vous ne regarderiez pas l’habit d’une femme, la taille d’un passant ou le nez de tel autre.

Tenez-vous à votre place, ô hommes, tenez-vous à votre place quand les tortures d’un Dieu sont révélées. Cela vaut également pour les autres révélations.

Mon petit Jean me regarde moi, regarde Marie. Elle n’a aucun regard pour le reste. Si elle peut encore, au début d’une vision, décrire l’environnement ou la nature, une fois que ma Mère ou moi commençons à nous révéler, elle perd toute possibilité de voir ce qui n’est pas nous. Nous seuls, par souci de clarification pour vous, attirons son attention sur une donnée secondaire telle qu’un vêtement, un geste, un changement de lumière, le fond ou les contours de la scène. Sinon le “porte-parole” ne verrait rien d’autre que le Christ ou Marie, ou le saint dont il s’agit.

Voilà pour votre gouverne et pour la tranquillité de mon petit Jean, qui est déjà trop occupé, occupé au-delà de ses forces, pour en trouver encore d’autres dans le seul but de satisfaire d’inutiles curiosités. Cela lui serait d’ailleurs impossible.

Maintenant, viens, mon âme. Viens avec moi. Ferme les yeux au monde et ouvre-les là où je te le dis, puis regarde. Regarde et re­pose-toi. C’est maintenant la béatitude. Ce soir, je rendrai la vision plus claire et tu l’écriras. Ma bénédiction est sur toi.»

Aujourd’hui, la personne qui devait venir n’est pas venue.

A 12 h 30, quand j’ai été certaine qu’il ne viendrait pas, je m’en suis plainte doucement à Jésus: “Ah! Seigneur! Je n’ai eu aujourd’hui ni messe à la radio ni pain eucharistique pour ma faim spirituelle. Dire que je l’attendais tellement ce matin pour l’une et l’autre!” Il me répondit alors: “Peu importe. Baise ma main. L’eucharistie est chair mais aussi sang, or ma main est rouge de sang.”

J’ai donc communié ainsi… et je suis heureuse.

1943-06-20

Jésus dit:

“Maintenant que tu as vu[6], as-tu compris ce qu’est l’Eucharistie? C’est mon Cœur que je vous distribue. Je ne pouvais vous faire un don plus grand et plus aimant.

Quand vous recevez la Communion, si vous saviez me voir, moi qui vous donne mon cœur, n’en seriez-vous pas émus? La foi devrait être très forte, et très forte la charité pour vous le faire voir. Cette vision mentale ne devrait pas constituer un don exceptionnel de ma part, mais devrait être la règle, la douce règle. Et ce serait la règle si vous étiez réellement mes disciples.

Alors[7] vous me verriez et vous m’entendriez prononcer les paroles de la consécration sur le pain et sur le vin, rompre et distribuer le pain, vous l’offrant de mes propres mains. Mon prêtre disparaîtrait parce que je me superposerais à lui pour vous dire: ‘Voici le Corps du Seigneur Jésus Christ, mon Corps qui doit vous garder pour la vie éternelle’. Et à la lumière de l’amour vous verriez que je vous offre mon propre cœur, la partie éminemment parfaite de mon corps très parfait, celle dont jaillit la charité même.

J’ai fait cela par amour pour vous: je me suis donné moi-même. Et j’ai fait cela pour toi aujourd’hui: j’ai soulevé le voile du Mystère et je t’ai fait connaître comment je viens à vous, comment je me donne à vous, ce que je vous donne de moi, même si vous ne savez pas voir et comprendre.

C’est assez pour aujourd’hui. Il n’y a pas d’autres mots à dire. Regarde et adore.”

33.2

Dans l’obscurité de cette heure plus que matinale, j’ai écrit ce chant comme je l’ai pu sur un morceau de papier, et je le recopie maintenant :

« Petits nuages dorés, vous ressemblez aux troupeaux du Seigneur.

Sur le pré tout en fleurs, un autre troupeau est là qui regarde.

Mais même si je possédais tous les troupeaux de la terre,

Le petit agneau qui me serait le plus cher, ce serait toujours toi…

Dors, dors, dors, dors…

Ne pleure plus…

Mille étoiles brillantes regardent du haut du ciel.

Ne fais plus pleurer tes doux yeux.

Tes yeux de saphir sont les étoiles de mon cœur.

Tes larmes en sont la souffrance, oh, ne pleure plus…

Dors, dors, dors, dors…

Ne pleure plus…

Tous les anges resplendissants qui sont au paradis

Te font une couronne, à toi l’Innocent, pour se réjouir de ton visage.

Mais tu pleures. Tu veux ta maman, ta maman, maman, ma…

A ton côté pour te bercer. Dodo, dodo, dodo, do…

Dors, dors, dors, dors…

Ne pleure plus…

Puis le ciel rosira… c’est l’aurore qui reviendra

Et ta maman n’ira pas encore se reposer, pour ne pas te faire pleurer.

A ton réveil tu diras : “ Maman ! ”, je te répondrai : “ Mon Fils ! ”,

Et avec mon baiser, c’est à la fois l’amour, la vie et le lait que je te donnerai.

Dors, dors, dors, dors…

Ne pleure plus…

Tu ne peux rester sans ta maman, même si tu rêves du Ciel.

Viens, viens ! Sous mon voile je te ferai dormir,

Avec ma poitrine pour oreiller et mes bras pour berceau.

Ne crains rien ! Je suis ici avec toi…

Dors, dors, dors, dors…

Ne pleure plus…

Je resterai toujours avec toi. Tu es la vie de mon cœur…

Il dort… On dirait une fleur, posée sur le sein…

Il dort… Faites doucement ! Peut-être voit-il le Père saint…

Cette vision essuie les larmes… de mon doux Jésus…

Il dort, dort, dort, dort…

Il ne pleure plus… »

33.3

Dire la grâce de cette scène est impossible. Ce n’est qu’une mère qui berce un enfant. Mais c’est cette Mère-ci et cet Enfant-ci ! On imaginera donc quelle grâce, quel amour, quelle pureté, quel Ciel transparaissent dans cette scène à la fois petite et grande, dont le seul souvenir me réjouit et dont il me reste, pour en confirmer la vérité, la mélodie que je me répète pour pouvoir vous la faire entendre. Mais je n’ai pas la voix d’argent très pur de Marie, la voix virginale de la Vierge ! J’aurais l’air d’un accordéon essoufflé ! Peu importe, je ferai comme je pourrai. Ce serait une bien belle pastorale à chanter autour de la crèche de Noël !

Au début, la Mère balançait lentement le berceau en bois. Voyant que Jésus ne se calmait pas, elle l’a ensuite pris dans ses bras ; assise près de la fenêtre ouverte, à côté du berceau, elle le berçait doucement au rythme du chant en répétant deux fois sa berceuse, jusqu’à ce que le petit Jésus ferme les yeux, appuie sa tête sur le sein de sa Mère et s’endorme ainsi, son petit visage enfoui dans la chaleur de sa poitrine, une main appuyée sur son sein près de sa joue toute rose, l’autre abandonnée sur sa poitrine. Le voile de Marie couvrait son Enfant saint.

Puis Marie s’est levée avec d’infinies précautions et a déposé son Jésus dans son berceau, l’a recouvert de ses petits draps, a étendu un voile pour le protéger des mouches et de l’air, et est restée à contempler son Trésor endormi. Elle avait une main sur le cœur, et l’autre était posée sur le berceau, prête à le bercer s’il avait fait mine de se réveiller, et elle souriait, tout heureuse, un peu penchée, tandis que les ombres et le silence descendaient sur la terre et envahissaient sa chambre virginale.

Quelle paix ! Quelle beauté ! J’en suis ravie !

33.4

Ce n’est pas une vision grandiose et peut-être la jugera-t-on inutile par rapport à l’ensemble des autres, parce qu’elle n’ap­porte aucune révélation particulière. Je le sais. Mais pour moi, c’est une vraie grâce et c’est ainsi que je la considère : elle m’a­paise l’âme, me la rend pure, pleine d’amour, comme recréée par les mains de la Mère. Je pense que, sous cet angle, elle vous plaira à vous aussi. Nous sommes des “ enfants ”, nous, et cela vaut mieux ! Nous plaisons à Jésus. Les autres, les savants et les compliqués, qu’ils pensent ce qu’ils veulent et nous traitent de “ puérils ”, nous n’avons pas à nous en occuper. N’est-ce pas ?


Notes

  1. Cf. la leçon n. 24, et celles qui parlent du péché originel.
  2. Le 11 octobre dans “Les cahiers de 1943”.
  3. Comme en français, le terme italien “compassione” a également le sens de “souffrir avec”.
  4. Pour “ma violette” voir la note 47; pour “petit Jean” voir la note 32.
  5. Comprendre: petit Jean.
  6. Ceci est expliqué dans le texte du 23 juin.
  7. L’auteur note au crayon dans la marge: Écrit après la Communion.