Les Écrits de Maria Valtorta

91. Le 25 août 1953, à 19 h

1953-08-25

Marie dit :

« Dans le médaillon en or avec l’étoile qui appartient à Marta, mets un petit morceau de lin miraculeux : ce sera une perle de bien sous la perle qui se trouve dans l’étoile, et que Marta le porte le plus souvent possible. Quant à toi, mets autour du cou le chapelet de Jérusalem. Les oliviers encore debout ont été maintes fois touchés et bénis par mon Fils, et aussi par moi, par les apôtres et les disciples, enfin par beaucoup de consacrés, au cours des siècles. Ils ont bu le sang de Jésus, ses larmes et les miennes. Cela les rend saints et puissants contre Satan et contre toute forme de mal. Plus tu te serviras de ce chapelet, plus tu seras bénie et tu me réjouiras, d’une joie que je transmettrai à mon Jésus… Tu as reçu un don d’une valeur spirituelle infinie. Aime-le, préfère-le à tout autre chapelet bien qu’il soit grossier, rugueux, pauvre. Mais tu peux te servir de celui de Mgr Fulton Sheen[1], qu’il serait vraiment bon que tu récites pour ce pauvre monde en tel danger sur les cinq continents. »

91.1

Je vois Jésus avec Pierre, André, Jean, Jacques, Philippe, Thomas, Barthélemy, Jude, Simon et Judas ainsi que le berger Joseph, qui sortent de sa maison et vont hors de Nazareth, mais dans le voisinage immédiat, dans un bosquet d’oliviers.

Il dit :

« Venez autour de moi. Pendant ces mois de présence et d’absence, je vous ai soupesés et étudiés. Je vous ai connus et j’ai connu le monde par expérience humaine. Maintenant j’ai décidé de vous envoyer dans le monde. Mais auparavant, je dois vous instruire, pour vous rendre capables d’affronter le monde avec la douceur et la sagacité, le calme et la constance, la conscience et la science de votre mission. Ce temps de soleil brûlant empêche de longues pérégrinations en Palestine, et je veux l’employer à vous instruire et à former en vous des disciples. Comme un musicien, j’ai senti ce qu’il y a en vous de discordant et je viens vous donner le ton pour l’harmonie céleste que vous devez transmettre au monde, en mon nom. Je retiens ce fils (il désigne Joseph) car je lui délègue la charge de porter à ses compagnons mes paroles, pour qu’il se forme là un noyau solide qui m’annonce en faisant connaître, pas seulement mon existence, mais aussi les caractéristiques les plus essentielles de mon enseignement.

1943-08-18

Jésus dit:

“Je continue à t’expliquer les passages qui me semblent opportuns.

Il est dit: ‘Au vainqueur, je donnerai à manger de l’arbre de la vie...’. Et cette pensée s’est appliquée à moi.

Oui, je suis l’arbre de vie éternelle et je me donne à vous comme nourriture dans l’Eucharistie, et ma vue sera la nourriture joyeuse des vainqueurs dans l’autre vie. Mais cette phrase a un autre sens que beaucoup ignorent, justement parce que beaucoup de ceux qui me commentent ne sont pas des ‘vainqueurs’.

Qui est vainqueur? Que faut-il pour l’être? Des œuvres retentissantes d’héroïsme? Non. Les vainqueurs seraient alors trop peu nombreux. Les vainqueurs sont ceux qui vainquent en eux-mêmes la bête qui voudrait avoir raison d’eux. En vérité, entre le martyre atroce mais bref, aidé par des cœfficients surnaturels et naturels, et la lutte secrète, obscure et continue, cette dernière a plus de poids sur les balances de Dieu, ou du moins un poids d’un autre genre, mais précieux.

Il n’y a pas de plus grands tyrans que la chair et le démon. Et ceux qui savent vaincre la chair et le démon, et faire un esprit de la chair, et du démon un vaincu sont les ‘vainqueurs’.

Mais pour l’être il faut s’être donné totalement à l’Amour. Totalement: celui qui aime de toutes ses forces ne garde rien pour soi et, ne gardant rien pour soi, il ne garde rien pour la chair et le démon. Il donne tout à son Dieu et Dieu donne tout à celui qui l’aime.

Ma Parole descend nourrir les âmes entièrement données à leur Seigneur Dieu. Ma Parole vient pour vous servir de prêtre et de guide, à vous qui cherchez le guide véritable et qui en voyez de si faibles pour les foules qui périssent sans guide véritable. Vous qui avez compris la vérité, vous savez qu’une seule chose est nécessaire: vivre de ma Parole, croire à ma Parole, marcher selon ma Parole.

Que penses-tu de quelqu’un qui veut vivre de friandises, de liqueurs et de fumée? Tu dis qu’il en mourra parce ce n’est pas là la nourriture nécessaire à une vie saine. Il en va de même pour celui qui se fatigue à poser mille gestes extérieurs et ne fait pas attention à ce qui constitue le noyau de toute la vie de l’âme: ma Parole.

Pourquoi la Messe, pourquoi l’Eucharistie, pourquoi la Confession ne vous sanctifient-elles pas comme elles le devraient? Parce que ce sont pour vous des choses que vous faites pour la forme, vous ne les rendez pas fécondes par l’attention à ma Parole. Pis encore: vous étouffez ma Parole, que je lance du haut du ciel pour vous appeler et vous illuminer, sous la tiédeur, l’hypocrisie, la faute plus ou moins grave.

Vous ne m’aimez pas, voilà tout. Aimer ne veut pas dire faire de temps en temps une visite mondaine de courtoisie, toute superficielle. Aimer veut dire vivre avec son âme unie, allumée, fondue à un feu unique qu’alimente une autre âme. Dans la fusion, la compréhension survient aussi.

Je parle, non plus de loin, du haut des cieux, mais j’établis ma demeure – et avec moi le Père et l’Esprit, parce que nous sommes une seule chose – j’établis ma demeure dans le cœur qui m’aime et ma parole n’est plus un murmure, mais pleine voix; elle n’est plus isolée mais continue. Je suis alors le vrai ‘Maître’. Je suis celui qui, il y a vingt siècles, parlait aux foules infatigablement et qui maintenant trouve ses délices à parler à ses enfants préférés qui savent l’écouter et dont je fais les canaux de ma grâce.

Je vous donne tant de vie! Vraie vie, sainte vie, vie éternelle, vie joyeuse avec ma Parole qui est la Parole du Père et l’Amour de l’Esprit. Oui, en vérité, je donne à manger au ‘vainqueur’ le fruit de l’arbre de vie. Je vous le donne sur cette terre par ma doctrine spirituelle que j’apporte de nouveau parmi les humains afin qu’ils ne périssent pas tous. Je vous le donne dans l’autre vie par ma présence parmi vous pour l’éternité.

Je suis la vraie Vie. Restez en moi, mes bien-aimés, et vous ne con­naîtrez pas la mort.”

1944-05-08

Je suis plus abattue que ces derniers jours. Je lis et relis les lar­mes de Jésus pour pouvoir me dire: «Il me comprend et compatit.» Et je me serre tout contre Marie, car je ne reçois de réconfort de rien et de personne sur la terre.

1946-02-17

Au plus profond de la nuit, j’étais en train de réfléchir quand Jésus me dit:

«Comme je te l’avais demandé86, tu as mis par écrit tes prières d’amour ainsi que les étapes que tu as déjà parcourues sur le chemin de croix. Ceux-ci ont davantage de valeur que toutes les visions et les dictées. Ces dernières sont pour toi une “école” dont tu es l’écolière. Mais les premiers sont les “examens” de ce que tu es. Or tu sais bien que l’on ne peut se prétendre instruit à moins de le prouver par des examens. Tant qu’on est sur les bancs de l’école et qu’on écoute d’une oreille distraite, sans faire preuve de bonne volonté, peut-on se dire instruit? Non, ce n’est pas possible. Mais quand, à la fin des études, on fait la preuve des connaissances que l’on possède et que l’on parle en fonction de la sagesse que l’on a en soi au lieu d’écouter un professeur, c’est alors seulement que l’on peut dire: “Voilà ce que pense cet étudiant.” En signe d’approbation on lui remet un certificat qui lui ouvre la porte des emplois et des revenus professionnels.

En ce qui te concerne, les portes des profits célestes, la possession de Dieu, te seront ouvertes, non pas parce que tu es “porte-parole”, mais parce que tu es victime volontaire: en effet, par la parole de l’âme, par la parole de l’amour, tu as écrit “ces” paroles-ci et couché sur le papier ce que ton âme faisait déjà. Cela seulement aura de la valeur pour te juger sur la terre et au ciel. Cela seulement expliquera pourquoi j’ai fait de toi mon porte- parole: parce que tu as montré de la bonne volonté et un fort amour.

Sois en paix, avec ma bénédiction.»

91.2

Je commence par vous dire qu’il est absolument nécessaire que vous vous aimiez et que vous ne fassiez qu’un. Qui êtes-vous ? Des hommes de toutes classes sociales, de tout âge, et de toutes régions. J’ai préféré prendre des esprits encore vierges en matière de doctrine et de connaissances, car je les pénétrerai plus facilement de mon enseignement. Par ailleurs, vous êtes destinés à évangéliser des gens qui seront dans l’ignorance absolue du vrai Dieu : je veux donc qu’en vous souvenant de votre primitive ignorance de Dieu, vous ne les dédaigniez pas, mais que vous les instruisiez avec pitié, vous rappelant avec quelle pitié j’ai fait de même à votre égard.

Je sens s’élever en vous une objection : “ Nous ne sommes pas païens, même si nous n’avons pas de culture intellectuelle. ” Non, vous ne l’êtes pas. Cependant non seulement vous, mais même ceux qui parmi vous représentent les savants et les riches, vous vous êtes tous laissés prendre par une religion qui, dénaturée par trop de raisons, n’a de religion que le nom. En vérité, je vous déclare que nombreux sont ceux qui se glorifient d’être des fils de la Loi. Mais 80% d’entre eux ne sont que des idolâtres qui ont embrouillé dans les nuées de mille petites religions humaines la Loi vraie, sainte, éternelle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Aussi, quand vous vous regardez les uns les autres, aussi bien vous, les pêcheurs humbles et sans culture, que vous qui êtes marchands ou fils de marchands, officiers ou fils d’officiers, riches ou fils de riches, dites : “ Nous sommes tous pareils. Tous nous avons les mêmes lacunes et tous nous avons besoin du même enseignement. Frères par nos défauts personnels ou nationaux, nous devons désormais devenir frères dans la connaissance de la vérité et l’effort pour la mettre en pratique. ”

Oui, des frères : je veux que ce soit le nom que vous vous donniez l’un à l’autre et que vous vous considériez comme tels. Vous êtes comme une seule famille. Quand est-ce qu’une famille est prospère et que le monde l’admire ? Quand on y trouve l’union et la concorde. Si un fils devient l’ennemi de l’autre, si un frère nuit à l’autre, la prospérité de cette famille sera-t-elle durable ? Non. C’est en vain que le père de famille s’efforce de travailler, d’aplanir les difficultés et de s’imposer au monde. Ses efforts restent sans résultat, car les ressources s’effritent, les difficultés augmentent, le monde se moque de cet état de procès perpétuels qui émiettent les affections et les biens – alors que, unis, ils étaient puissants contre le monde – en un tas de petits, de mesquins intérêts contraires dont profitent les ennemis de la famille pour en accélérer la ruine. Qu’il n’en soit jamais ainsi parmi vous ! Soyez unis. Aimez-vous. Aimez-vous pour vous apporter une aide mutuelle. Aimez-vous pour enseigner à aimer.

91.3

Observez. Même ce qui nous entoure nous enseigne cette grande force. Regardez cette tribu de fourmis qui accourt tout entière vers un même endroit. Suivons-la et nous découvrirons la raison de leur affluence, qui n’est pas inutile, vers ce point déterminé… Voilà : l’une de leurs petites sœurs a découvert, grâce à ses organes minuscules qui nous sont invisibles, un grand trésor sous cette large feuille de radis sauvage. C’est un morceau de mie de pain, peut-être tombé des mains d’un paysan venu soigner ses oliviers, ou bien de celles d’un voyageur qui a fait une pause à l’ombre pour prendre son repas, ou encore de celles d’un joyeux gamin courant sur l’herbe fleurie. Comment, à elle seule, aurait-elle pu traîner dans sa fourmilière ce trésor mille fois plus gros qu’elle ? Alors elle a appelé l’une de ses sœurs et lui a dit : “ Regarde et cours vite dire à nos sœurs qu’il y a là de la nourriture pour toute la tribu et pour plusieurs jours. Hâte-toi avant qu’un oiseau ne découvre ce trésor, appelle ses compagnons et qu’ils le dévorent. ” Et la petite fourmi a couru, tout essoufflée par les accidents du terrain, à travers graviers et herbes, jusqu’à la fourmilière et elle a dit : “ Venez, l’une de nous vous appelle. Elle a fait une découverte pour toutes. Mais elle ne peut la charrier jusqu’ici toute seule. Venez. ” Alors toutes, même celles qui, exténuées par le travail accompli durant toute la journée, se reposaient dans les galeries de la fourmilière, sont accourues ; même celles qui étaient en train de ranger les provisions dans les réserves. Une, dix, cent, mille… Voyez-les qui le saisissent de leurs griffes, le soulèvent en faisant de leur corps un chariot, le traînent en s’arc-boutant sur le sol. L’une tombe… l’autre, là, a failli s’estropier parce que le pain, en rebondissant, la cloue entre son extrémité et un caillou. Celle-ci, encore, si petite, une jeune de la tribu, s’arrête, épuisée… mais, après avoir repris son souffle, elle repart. Oh ! Comme elles sont unies ! Regardez : maintenant le morceau de pain est bien agrippé et il avance, il avance lentement mais il avance. Suivons-le… Encore un peu, petites sœurs, encore un peu et votre fatigue sera récompensée. Elles n’en peuvent plus, mais elles ne cèdent pas. Elles se reposent et repartent… Voilà qu’elles arrivent à la fourmilière. Et maintenant ? Maintenant, au travail pour réduire en miettes ce gros morceau de mie. Voyez ce travail ! Les unes découpent, les autres transportent… Voilà, c’est fini. Maintenant tout est en sécurité et, heureuses, elles disparaissent par les fissures au fond des galeries. Ce sont des fourmis, rien d’autre que des fourmis. Pourtant elles sont fortes parce qu’elles sont unies. Méditez là-dessus.

91.4

N’avez-vous aucune question ?

– Je voudrais te demander : nous n’allons plus revenir en Judée ? demande Judas.

– Qui prétend cela ?

– Toi, Maître. Tu as dit que tu prépares Joseph pour qu’il instruise les autres en Judée ! On t’y a fait trop de mal pour que tu y retournes ?

– Que t’ont-ils fait en Judée ? » demande Thomas, curieux ; en même temps, Pierre s’exclame avec véhémence :

« Ah ! Alors, j’avais raison de dire que tu en étais revenu fatigué. Que t’ont-ils fait, les “ parfaits ”, en Israël ?

– Rien, mes amis. Rien de plus que ce que je trouverai encore ici. Si je faisais tout le tour de la terre, je trouverais partout un mélange d’amis et d’ennemis. Mais, Judas, je t’avais prié de te taire…

– C’est vrai, mais… je ne puis me taire quand je vois que tu préfères la Galilée à ma patrie. Tu es injuste, voilà ! Même là-bas tu avais eu droit à des honneurs…

– Judas ! Judas… oh ! Judas ! Tu me fais un reproche injuste ! Et tu t’accuses toi-même en te laissant gagner par la colère et la jalousie. J’avais fait mon possible pour ne faire connaître que le bien reçu dans ta Judée et, sans mentir, j’avais pu, avec joie, parler de ce bien pour vous faire aimer, vous de Judée. Avec joie. Car, pour le Verbe de Dieu, il n’existe ni frontières, ni régions, ni antagonismes, ni inimitiés, ni différences. Je vous aime tous, vous les hommes. Tous… Comment peux-tu dire que je préfère la Galilée, alors que j’ai voulu accomplir mes premiers miracles[2] et me manifester d’abord sur le sol sacré du Temple et de la Cité sainte, chère à tout israélite ? Comment peux-tu me traiter de partial si, des onze que vous êtes – ou plutôt dix car, pour mon cousin, il n’est pas question d’amitié mais de parenté –, quatre sont judéens ? Et si j’y ajoute les bergers, tous judéens, tu vois de combien de Judéens je suis l’ami. Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas si, moi qui sais, j’ai organisé le voyage de façon à donner mon nom à un bébé d’Israël et à recueillir le dernier soupir d’un juste d’Israël ? Comment peux-tu dire que je ne vous aime pas, vous les Judéens si, pour faire connaître le lieu de ma naissance et celui de ma préparation à la mission j’ai voulu deux Judéens contre un seul Galiléen ? Tu me reproches de me montrer injuste. Mais examine-toi, Judas, et vois si l’injuste ce n’est pas toi. »

Jésus a parlé avec majesté et douceur. Mais, même s’il n’avait rien dit de plus, les trois façons dont il a dit : “ Judas ” au commencement de son discours auraient suffi à donner une grande leçon. Le premier “ Judas ” était dit par le Dieu majestueux qui rappelle au respect, le second par le Maître qui donne un enseignement déjà tout paternel, le troisième était la prière d’un ami attristé par l’attitude d’un ami.

Judas a baissé la tête, humilié, encore en colère, enlaidi par la manifestation de ses bas sentiments.

91.5

Pierre ne peut se contenir :

« Demande au moins pardon, mon garçon ! Si j’étais à la place de Jésus, je ne t’aurais pas remis en place par des mots ! C’est bien autre chose que de l’injustice ! C’est un manque de respect, mon beau monsieur ! C’est comme ça qu’on vous éduque, au Temple ? Ou peut-être n’es-tu pas éducable ? Parce que, si ce sont eux…

– Cela suffit, Pierre. J’ai dit, moi, ce qu’il y avait à dire. Demain je vous instruirai sur ce thème. Et maintenant je répète à tous ce que je leur avais dit, à eux, en Judée : ne répétez pas à ma Mère que son Fils a été mal traité par les Judéens. Elle était déjà toute désolée d’avoir deviné que j’ai eu de la peine. Respectez ma Mère. Elle vit dans l’ombre et le silence. Sa seule activité, c’est la vertu et l’oraison, pour moi, pour vous, pour tous. Que les lueurs troubles du monde et les âpres contestations restent loin de son asile enveloppé de réserve et de pureté. N’introduisez pas même l’écho de la haine là où tout est amour. Respectez-la. Elle est courageuse plus que Judith, vous le verrez. Mais ne la forcez pas, avant l’heure, à goûter la lie que sont les sentiments des malheureux du monde, de ceux qui ne savent pas, même d’une façon rudimentaire, ce qu’est Dieu et la Loi de Dieu. Je vous ai parlé d’eux au début, de ces idolâtres qui se prennent pour des sages de Dieu et qui, pour cette raison, unissent l’idolâtrie à l’orgueil. Partons. »

Et Jésus reprend la route de Nazareth.


Notes

  1. Mgr Fulton Sheen était un prélat américain, évêque auxiliaire de New York. Grand orateur, sa parole dans les médias contribua grandement à la conversion de personnes au catholicisme. Sa cause de béatification est ouverte.
  2. mes premiers miracles : comprendre ceux des premières manifestations publiques de Jésus, qui excluent le miracle – le premier dans l’absolu – accompli aux noces de Cana en Galilée pour manifester la puissance de la Mère (comme c’est précisé en 52.9).