Gli Scritti di Maria Valtorta

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23. Le 21 juillet 1946 Sixième dimanche après la Pentecôte — Sixième dimanche après la Pentecôte

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23. Capitolo 23

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1946-07-21

Azarias dit:

«Pour réconforter ton esprit tout en compatissant à la faiblesse de la matière, qui ne te permet pas de rester longuement attentive, Dieu m’envoie parler, comme l’introït l’en supplie. Tu ne dois pas te sentir “semblable à ceux qui descendent à la fosse”. Pour te rassurer que “tu ne mourras pas” mais que “tu vivras avec le Christ”, je te propose de méditer l’épître de Paul, si peu comprise même par ceux qui se disent catholiques fervents.

Qu’est-ce exactement que le baptême? La plupart des chrétiens répondraient: “Une cérémonie que l’on fait au début de la vie pour montrer que nous sommes catholiques”; d’autres, moins nombreux, répondraient: “C’est un sacrement qui efface le péché originel et nous rend la grâce.” C’est déjà une bonne réponse puisqu’ils se montrent ainsi en possession du minimum de connaissance religieuse suffisant pour vivre de façon catholique, et donc pour se sauver, à condition que la bonne volonté soit unie à cette connaissance.

Mais seul un très petit nombre irait jusqu’à approfondir ce qu’est véritablement le baptême, ce dont il est formé, quelle est sa véritable nature, cachée sous les substances utilisées par le rite. Si beaucoup pensaient à la “nature” du baptême catholique, et s’ils faisaient tout leur possible pour faire comprendre cette nature à leurs fils ou leurs filleuls dès l’âge le plus tendre, alors un profond amour du Christ apparaîtrait vraiment chez ces petits comme chez leurs parents et parrains, un amour tel qu’il les ferait se retenir de pécher, un amour si fort qu’il les pousserait à accomplir des œuvres saintes pour compenser le don reçu au début de la vie et solder par l’amour la dette que nous avons envers le Christ, tout comme celle que nous avons envers le Très-Haut se solde par la douleur.

Dans le Notre-Père, vous dites: “Remets-nous nos dettes.”

Jésus vous l’a enseigné. Mais il est aussi juste, dans les limites du possible, de s’efforcer de solder ces dettes pour son propre compte, sans exiger que Dieu soit le seul à se montrer généreux.

Cette capacité à se retenir de pécher, cette reconnaissance amoureuse envers celui qui vous rend la nature d’enfants de Dieu – la participation à la Vie, à la gloire, à la Divinité par la grâce – naissent spontanément chez ceux qui savent voir dans le baptême ce qu’il est réellement.

Le baptême est l’immersion dans les souffrances de Jésus, dans ses larmes, dans son sang, dans ses humiliations, dans sa mort, et ceci sous l’espèce de l’eau. Le Vainqueur de la mort est mort pour détruire la véritable mort: celle du péché. Il a ouvert ses veines pour vous donner de quoi blanchir votre âme, il s’est fait transpercer le côté pour vous accueillir au plus profond de son cœur. C’est de là que vous ressuscitez à la vie de la grâce.

Vainqueur et consommateur, il a vaincu et consommé. Mais il exige que l’homme le seconde afin que le sang de l’Agneau ne crie pas contre vous comme contre des hommes sacrilèges, moqueurs et gaspilleurs de son sacrifice.

Si le catholique pensait à tout cela, il ne qualifierait plus le baptême de “cérémonie”; il le verrait non seulement comme un sacrement qui rend la grâce et annule la faute, mais comme l’holocauste du Christ qui a vidé ses veines pour vous donner le bain qui enlève le mal et vous rend participants du bien; pour faire de vous des demi-dieux, vous qui êtes des créatures; pour vous donner les vertus indispensables pour vous sauver, vous rendre capables de comprendre la Sagesse, capables de croire, d’espérer dans la miséricorde.

Celui qui est né et ressuscité dans le sang du Christ, et reste fidèle à ce sang, ne meurt plus. Mais il vit en Jésus Christ Sauveur, puisqu’il a, comme lui, vaincu le monde et Satan en domptant ses concupiscences.

Repose-toi, mon âme. Je t’ai dit quelques mots pour que tu ne trembles pas à l’idée d’être abandonnée. Mais la charité m’interdit d’exiger de toi ne serait-ce qu’un effort d’attention. Repose-toi. Je prierai à ta place. Offre ta souffrance en participation au saint sacrifice de ce dimanche…»

De fait, je n’en peux plus, et c’est à grand’peine que je réussis à suivre les paroles de l’ange…

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