Gli Scritti di Maria Valtorta

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55. Le 5 octobre 1945

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55. Capitolo 55

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1945-10-05

Je me relève d’une crise terrible. Vous l’avez vue et cela suffit. Mais vous serez peut-être intéressé de savoir que, au moment précis où je me sentais mourir et où je vous ai demandé la sainte communion en guise de viatique, non seulement mes souffrances se sont atténuées et mon état est devenu moins sérieux, mais j’ai aussi été réconfortée, tout d’abord par Jésus seul, ensuite par Marie, puis, dans l’ordre, par saint Jean l’apôtre, saint Pierre, mon ange gardien, saint François et, en dernier lieu, saint Joseph. J’aurais bien désiré [la présence de] saint Thérèse de l’Enfant-Jésus, mais elle n’est pas venue. Ils sont restés même après votre départ, Jésus se tenant à droite du chevet, sa Mère à gauche; ils disaient: «Nous assistons notre petite fille malade.» L’ange adorait. Etrange, je le vois toujours à côté de la Vierge! Saint Joseph, le regard très doux et un peu mélancolique, se tenait près du bureau. Saint Pierre était assis sur une chaise, un peu penché en avant, à côté de saint joseph. Entre saint Pierre et mon ange gardien se tenait saint jean, debout. Je ne sais pas si vous m’avez vue sourire à saint François, pâle, tout humble, qui se cachait presque dans l’angle près de la porte. Je me sentais assistée. Vraiment. Mais quelle souffrance! Toutefois, Satan est parti à la venue de mes amis.

Je meurs, mon Père. Sœur Saviane52 a raison. La couronne est presque terminée et la plupart de mes souffrances sont terminées. Mais pour qui est-ce que je souffre tant? J’ai offert mes souffrances pour une mère de famille, pour sœur Saviane, sœur Gabriella, les “frères séparés”, le jeune que j’ai à la maison, et puis vous, Marta, ma parenté. Mais ce n’est pour aucun d’eux que je souffre ainsi. Pour qui donc? J’ai offert également cette intention pour le pardon accordé à Giuseppe. Le pardon, ai-je dit. Ce qui existait auparavant, l’estime, est perdu. Mais je veux partir sans garder de rancœur contre personne. Je suis contente d’avoir tout arrangé en ce qui concerne la maison. Quand on entre en agonie, tout revient à l’esprit et cela trouble. Marta est désormais bien pourvue. Tout est en règle sur la terre. Mais tout sera-t-il en règle dans mon âme pour être en paix à la fin de ma vie?

Le médecin grommelle parce que j’écris. Il pense sûrement que mes écrits sont du “romantisme de vieille fille”. Cela l’influence et le pousse à dévier d’un juste diagnostic. Il finira par pencher pour l’hystérisme et, dans sa tête, il traite mes écrits de “manie évoca­trice”, d’“épanchements de femme déçue” qui désire au moins rêver ce que la vie lui a refusé et qui se raconte une belle histoire. Il prétend que je “phosphore”… En réalité, c’est Jésus qui “phosphore”… moi, je ne fais qu’inscrire des signes sur le papier pour y noter ce qu’il “phosphore”, lui.

Mais comment dire cela à un médecin et le mettre sur la bonne voie? Me direz-vous ce que nous devons faire?

Pendant ce temps, je me repose. Ma vie arrive ainsi à son terme, et j’ai encore tellement à corriger et à entendre…

J’ai écrit ces pages car je pense bon qu’elles le soient. Vous voyez cette belle calligraphie?53

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Notes