Gli Scritti di Maria Valtorta

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67. Le 26 décembre 1945

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67. Capitolo 67

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1945-12-26

Jésus dit:

«C’est un temps de grâces! C’est le temps de la grâce! Je suis venu apporter la “paix” aux hommes de bonne volonté! Ecris donc et remets à Maria Raffaelli65 ce que je te dis, pour sa propre paix.»

Jésus dit à M. R.:

«Que ma paix soit avec toi, et mes paroles puissent-elles être pour toi un fleuve d’attente paisible et de souffrance sereine, rendues supportables par ma promesse qui ne ment jamais. Ma fille, tu connais bien ce que les hommes enseignent sur moi. Mais tu sais peu qui je suis réellement et ce que j’accomplis. Ecoute-moi. C’est le Seigneur qui parle, c’est la sagesse, c’est la Vérité.

Une chose est d’être tourmenté, une autre de vouloir l’être. La première est un malheur qui ne va pas au-delà du parcours sur terre, et qui cesse fréquemment avant. La seconde est un péché en tant que “connivence avec la volonté de Satan”. Ton fils n’est pas concerné par ce péché. Quand il délire, ce n’est pas lui qui parle. Un phonographe est-il responsable du son qui sort du haut-parleur? Non, n’est-ce pas? Eh bien, de la même manière ton fils n’est pas ce que “l’autre” lui fait dire. Je n’entends même pas ses mots, car je traite le maudit par le silence des lèvres et des oreilles. Je n’écoute pas ses paroles, des paroles qui ne sont pas les siennes et résonnent en l’air; je regarde mon pauvre fils – qui est aussi le tien, ô mère douloureuse –, et c’est seulement de la pitié qui se déverse de moi sur lui.

J’ai dit ceci en pensant à toi: “Il est fréquent que Satan se cache dans les maladies pour torturer et inciter à maudire le Seigneur.” J’ai dit: “La souffrance des mères est salut pour leurs enfants.” C’est ainsi, Maria. Le ciel est peuplé d’enfants sauvés par leur mère. Avance, avance en portant ta croix! C’est pour toi et pour lui que tu la portes, et la sienne plus encore que la tienne. Oh, bonne mère, n’es-tu pas heureuse d’être le Simon de Cyrène de ton fils? ma mère murmure: “Si j’avais pu porter moi-même ta croix, mon Fils!”

Ne sois pas impatiente. Ce sont des choses qui prennent du temps. Tu pourrais même bien ne pas les voir réalisées de ton vivant. Tu pourrais monter au ciel avec cette foi en ce que je te dis – cette foi, tu comprends, pas cette espérance –, et là, aider ton fils avec plus de puissance… Oh, ne soupire pas! En haut, l’attente devient un instant. Puis vient la joie de le voir beau, en bonne santé, heureux pour toujours. Pour toujours. Pour toujours… ce qui semble être un châtiment n’est qu’un moyen. Ce qui peut paraître une damnation est au contraire salut. Sa croix est son expiation sur terre de ses fautes d’homme. Je ne fais pas payer deux fois. Je suis juste.

Aie foi. Soutiens-le par tes prières. Donne-le-moi. Offre-le-moi. Dis: “J’ai confiance en toi.” Le baume qui descend de mes blessures ne reste jamais sans action.

Ma fille, que la paix soit en toi et sur ceux qui te ressemblent, et ma miséricorde sur ton fils.»

«Et maintenant, continue Jésus en s’adressant à moi, dis ceci au Père Romualdo.»

Jésus dit:

«Vas-y donc. Agis. Essaie. Mais ce qu’on objecte au cas “Dora” – si agité et où lumières et ténèbres alternent – comme au cas “Maria” – si calme, ordonné, paisible comme tout ce qui vient directement de moi, puisque le démon ne peut s’en prendre à moi et doit agir par guet-apens et difficilement –, tout cela vérifie un point de l’Evangile qui ne vaut pas pour moi seulement mais pour tous les cas où je me trouve, même si c’est caché dans une créa­ture qui est mon instrument. “Nous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé! Nous avons entonné un chant funèbre, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine!” Cela vaut aussi pour cet autre passage: “En effet, Jean est venu, il ne mange ni ne boit, et l’on dit: ‘Il a perdu la tête.’ Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit et l’on dit: ‘Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs!’ Mais la Sagesse a été reconnue juste à ses œuvres.”

Oui. La sagesse humaine, orgueilleuse et incrédule, veut donner son avis sur tout mais a perdu l’esprit des faits et s’en tient aux apparences, qu’elle tente de justifier envers et contre tout – car le surnaturel échappe aux méthodes de recherche et de jugement naturel –. Sans s’apercevoir qu’elle se contredit, cette sagesse humaine veut justifier ces deux cas différents avec les mêmes fausses raisons, et ce pour s’absoudre de son incrédulité, de son incapacité à sentir et à reconnaître le surnaturel – autrement dit le divin– là où il est.

Les derniers temps seront ceux de l’esprit. Mais en vérité, en vérité je vous dis que seuls ceux qui seront des victimes volontaires de l’Esprit et des proies agréées par l’Esprit sauront encore admettre le surnaturel. Les autres… de la lie qu’il déposera au fond des étangs infernaux; ils n’auront plus la Parole, qu’on ne jette pas aux porcs par respect pour elle et parce qu’elle se protège elle-même.

Que cela te serve de lumière, Romualdo Maria. Que ma paix soit en toi.»

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Notes