Os Escritos de Maria Valtorta

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128. Le 26 juin

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128. Capítulo 128

PT Tradução a caminho

1944-06-26

Pour me réconforter à l’occasion d’un retour très douloureux à la sensibilité, le bon Dieu m’accorde le sourire de mon ange gardien.

Je dois avoir énormément souffert et pleuré. Je le comprends à la façon dont je me sens brisée et à mes yeux brûlés par les larmes séchées entre les cils. Je me rappelle m’être assoupie après avoir traversé mon heure quotidienne de tristesse mortelle et de larmes que Dieu seul voit. Ensuite, je ne sais plus rien. Mais mon tronc tout endolori, mon cœur et mes poumons qui me paraissent lacérés et percés de lames, mes yeux qui sont plus embrumés que jamais me disent sans erreur que, pendant que je n’étais plus maîtresse de moi, j’ai pleuré sans retenue et sans égard pour mes multiples adhérences, qui sont secouées par mes sanglots sans retenue et me font ensuite bien mal.

J’ai demandé à Marta: «Mais ai-je pleuré?» Elle m’a répondu que j’ai pleuré et que j’ai ri. Je dois avoir ri. Quant à avoir pleuré, il est certain que je l’ai fait, et abondamment.

Pendant que j’étais abandonnée sans avoir la force de bouger et que je priais les yeux tournés vers mon ange gardien agenouillé au pied du lit, à droite – il paraît prier avec moi et je me demandais pourquoi il se tenait ainsi et était vêtu de cette façon –, j’entendis mon Maître invisible me dire:

«L’ange gardien de chaque créature adore en elle le Dieu qui l’habite, si elle est dans la grâce du Seigneur.

Vous êtes des temples vivants dans lesquels Dieu habite. La faute chasse l’Hôte divin, mais sinon toute âme humaine est le tabernacle – contenu dans ce temple qu’est votre corps consacré par les sacrements – dans lequel se trouvent le Père, le Fils et l’Esprit Saint, de par l’union indissoluble des trois Personnes.

Quand la créature n’est plus en état de grâce, son ange gardien, en pleurs, vénère l’œuvre de son Créateur. Il ne peut plus rien vénérer d’autre. Mais puisque c’est une œuvre de son Dieu, il la vénère tout comme vous vénérez un lieu autrefois habité par moi puis profané par mes ennemis, mais toujours digne de vénération, non parce qu’il me contient, mais parce qu’il m’a contenu. Pour bien comprendre cela, rappelle-toi le saint Cénacle.

Voici donc pourquoi chaque ange gardien se tient avec le plus grand respect auprès de la personne dont il a la garde. Heureux l’ange qui peut dire, auprès d’une créature: “Je t’adore, mon Seigneur, enfermé dans cette créature” et n’a pas besoin de voler au ciel pour rencontrer le regard de Dieu.

Que le vêtement du tien te renseigne sur le caractère de sa mission auprès de toi: te donner de l’espérance. Des trois vertus théologales, c’est celle qui doit t’être le plus donnée, car ta croix te la met en pièces et la détruit à toute heure. Il faut donc qu’il descende du ciel à toute heure pour t’en nourrir. La foi est sûre, forte comme l’aile de ton ange gardien. L’amour est vif comme le manteau qui en orne les épaules. Mais son vêtement est ample et resplendissant, et il te dit: “Espère!”

Tu vois que tu n’es jamais seule? Tu le voyais aux heures de grande assurance en ta condition spirituelle et de grande joie. Tu le vois maintenant que les événements te portent à douter totalement de ta mission et alors que la tristesse de la solitude spirituelle te ronge.

Tu le vois parce qu’il t’est présent, toujours. C’est l’ange de ton Gethsémani. Aime-le comme un frère glorieux qui t’aime.»

Note personnelle.

L’ange est à genoux du côté droit de mon lit, au fond. Il se tient la tête inclinée en témoignant du plus grand respect, les bras croisés sur sa poitrine. Il a la même attitude que celle qu’il avait début janvier[1], je crois, lorsque j’ai vu le paradis et le Père, le Fils et l’Esprit Saint, tandis que Marie et Jean se trouvaient auprès de moi.

L’ange est le même. C’est le mien! Qu’il est beau! Son visage de lumière condensée, aux lignes parfaites bien qu’il soit incliné ainsi, me sourit. Son vêtement incorporel semble une claire émeraude devenue habit de lumière. Il porte sur les épaules un court manteau d’un rouge clair très vif, comme un rubis traversé par un rayon de soleil. Ses ailes sont deux lumières éclatantes blanches repliées le long des côtés. Et dans quelle attitude d’adoration il est!

Je ne fais que lui réciter des “Anges de Dieu!” pour le saluer ainsi que des “Je vous salue, Marie”, car je me souviens que, en janvier, il m’apprenait à saluer Marie, présente, par cette prière dans cette attitude convenable de vénération. Peut-être devrais-je dire des “Gloire à Dieu”. Mais je crois qu’il me le ferait comprendre. Marie est sa Reine et, en louant Marie, on adore aussi Dieu dont elle est la Fille, la Mère et l’Epouse. Je pense donc faire ce qui est agréable à Dieu et à mon ange gardien en priant de cette façon.

Soyez-moi toujours présent, car je suis vraiment dans cette “tristesse à en mourir” avec laquelle Jésus pleurait à Gethsémani…

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Notes

  1. Le 10 janvier. ↩