Os Escritos de Maria Valtorta

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127. Le 25 juin

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127. Capítulo 127

PT Tradução a caminho

1944-06-25

Jésus dit:

«Dis-moi: quel est celui qui montre le plus grand courage quand il lui faut subir une opération chirurgicale: celui qui la subit sous anesthésie, ou celui qui s’en passe? L’opération est la même. Les instruments utilisés sont les mêmes. Leur action sur les chairs, les nerfs et les organes est la même. Le but est le même. Admettons enfin que la guérison qui en résulte soit la même. Mais quel est celui des deux opérés qui a fait preuve de la plus grande force d’âme, et naturellement qui a provoqué le plus d’admiration? Certainement celui qui supporte l’œuvre des chirurgiens sans aucun secours chimique, avec une pleine sensibilité et sans se rebeller par toutes sortes de cris, d’imprécations ou de paroles incorrectes mais qui se borne à gémir – ce qui est humain et bien compréhensible –.

Passons maintenant dans le domaine spirituel. Entre deux âmes, quelle est celle qui suscite le plus d’admiration, par conséquent la louange, qui se change en une récompense certaine? Celle en qui une action miraculeuse de ma part atténue la souffrance en l’anesthésiant spirituellement, ou bien celle qui a Dieu auprès de sa table d’opération comme un bon Père et un bon Ami: toutefois, pas plus qu’un Père et un Ami qui a pitié d’elle, qui la veille et pleure avec elle, mais sans intervenir par une aide directe destinée à engourdir la douleur? Certainement la seconde.

Tu es cette seconde. Ne dis pas: “pourquoi?” je t’ai épargnée en octobre.[1] Je t’ai aidée parce que j’avais besoin que tu sois encore capable de subir ce calvaire. Si tu avais été brisée par la douleur dès octobre, tu n’aurais pas résisté à une seule heure de l’actuelle. Or j’avais besoin de ta souffrance.

Les anges ne peuvent pas souffrir pour leur Dieu afin d’augmenter sa gloire, ni pour leur prochain afin de leur obtenir des bienfaits. Les hommes, eux, le peuvent. Pour les anges, faire la volonté de Dieu est quelque chose de joyeux. Pour les hommes, c’est une souffrance. C’est faire ce que, moi, j’ai fait. Oui, vous faites ce que j’ai fait quand la douleur a pour nom holocauste, quand elle n’est pas résignation mais union à la volonté de Dieu, tout comme mon Corps était uni à la croix, par l’amour, la générosité et la patience – ces trois clous qui crucifient les victimes sur leur saint échafaud –.

Ne te fais pas de souci si tu pleures. Moi aussi, j’ai pleuré. Moi aussi, j’ai gémi. Lorsque j’ai dit: “Que ta volonté soit la mienne”, ma chair et mon intelligence y répugnaient. Mais je l’ai dit. Seul mon esprit a eu le courage de le dire encore. Mais je l’ai dit. Au beau milieu des répugnances et des peurs de ton corps et de ta pensée, que ton esprit chante – au moment où l’opération cruelle qui apportera ses bienfaits s’accomplit sans aide aucune –, que ton esprit chante: “Seigneur, que ta volonté soit la mienne.”

Crois également que la récompense sera le double, le triple, le décuple de celle que tu aurais reçue si tu avais obtenu des dons de miséricordes au moment de ta souffrance. Dieu est juste. A double mérite, récompense double. A total mérite, récompense totale.

Ne crains pas. Va en paix.»

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Notes

  1. Comparer à l’écrit du 21 juin. ↩