Os Escritos de Maria Valtorta

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29. Le 6 février

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29. Capítulo 29

PT Tradução a caminho

1944-02-06

Ezéchiel 47.

Jésus dit:

«J’ai dit: “(En celui qui m’accueille), je suis source d’eau vive jail­lissant en vie éternelle.”

Qu’il s’agisse d’un homme ou d’une nation, bienheureux ceux qui m’accueillent et qui ont en eux les prodiges de l’eau de vie éternelle. Mais ils sont actuellement trop rares, les hommes qui m’accueillent, et les nations encore plus. Les fruits de ce rejet du Christ, ou même simplement de la négligence à son égard, sont bien visibles. On en voit tout l’aspect tragique, on en goûte la saveur empoisonnée qui vous mènent au désespoir, à la mort, après vous avoir fait vous agiter sous l’effet d’une peur du lendemain qui vous affole. Or vous avez raison de vous affoler.

Si vous voyiez l’entière vérité de l’avenir qui approche, aucun d’entre vous – à moins d’être soutenu par Satan – n’y résisterait. Je dis bien: Satan, car vous ne pensez pas à trouver un soutien dans le Christ. Au contraire, plus vous avez besoin d’un soutien plein de pitié, d’une lumière dans les ténèbres, d’une parole qui vous console et vous guide, plus vous les regardez d’un œil hostile, en accusant Dieu et en lui adressant toute la rancœur que vous devriez avoir à l’égard de ce qui est la cause de tant de maux: Satan et vos passions mauvaises.

Voyez ce que vous êtes déjà devenus et tremblez, tremblez, en pensant à ce que vous allez devenir. Pour avoir rejeté le Christ, la source qui féconde, vous deviendrez, vous êtes en train de devenir, vous êtes déjà largement devenus pires que les sables saumâtres arides, dans lesquels toute vie est absolument impossible et que l’on trouve dans les endroits les plus désolés des déserts – une désolation qui ne connaît pas même la pauvre couverture qui revêt la désolation désertique, dont les maigres herbes, les buissons épineux, les rares animaux qui y habitent donnent à cette solitude une vie faite de vols, de gazouillements, de frétillements, montrant ainsi que ce morceau de terre n’est pas de la poussière morte depuis des siècles. Pires que ces régions saumâtres où rien ne vit, où aucune semence ne peut prendre racine, où aucun oiseau ne peut se poser, où aucun reptile ne peut faire halte sur le sol ni y faire glisser sa peau lui­sante en un mouvement rapide.

Du ciel, moi qui suis la Tête du Corps mystique composé de tous les chrétiens, je répands mes eaux vitales et, par mon Eglise, je les déverse sur le monde. Je les déverserais, du moins. Mais le monde érige des remblais et des digues pour me l’interdire. Le monde pousse ses digues contre l’Eglise pour la submerger, pour l’ensevelir, et moi avec elle. C’est une guerre sans paix. C’est la vraie guerre, celle dont proviennent toutes les guerres de l’humanité entière de l’ère chré­tienne: celle contre le Christ.

Sachez-le bien, il n’est pas nécessaire de faire de grandes persécutions ou de grands schismes pour combattre le Christ. Il y a bien des luttes contre le Christ, ne serait-ce que la petite lutte individuelle et intime menée par chacun d’entre vous contre ma Loi. Ou encore ces attaques voilées, subtiles, menées par le gouvernement d’un pays contre la voix de la Rome catholique, contre la parole émise en mon nom par la bouche de mon Vicaire, qui rappelle les hommes – et surtout leurs chefs – à la loi de l’honnêteté, du devoir et de l’amour. Ce sont des guérillas. Vous êtes aujourd’hui tellement familiarisés avec cette terminologie guerrière que vous me comprenez si je les désigne ainsi. Ce sont des guérillas. C’est là qu’ensuite les véritables assauts, les grandes avancées, les manœuvres imposantes et les massacres cruels prennent leur origine.

Satan est le capitaine de cette armée, qui a commencé à Jérusalem, au sein du sanhédrin, dans la caste des pharisiens, des scribes et des sadducéens et qui a trouvé son porte-drapeau en Judas. Elle est devenue toujours plus nombreuse au cours des siècles des persécutions antichrétiennes, elle s’est chargée de toujours plus de nouveaux éléments, comme une avalanche, par les schismes, les doctrines démagogiques, les partis politiques, les nouvelles formes de gouvernement. Elle culminera dans l’Antéchrist, qui opposera à mon torrent de grâces un torrent de férocité et de sang dans lequel vous pataugerez et tomberez – et bien peu tomberont en victimes saintes qui invoquent Dieu –. La majorité tombera comme une brute égorgée, repue et bien grasse de vices, troublée, empoisonnée, possédée par le diable sous l’effet de doctrines maudites, devenue satanique en paroles – qui blasphèment –, en esprit – qui nie – et dans le cœur – qui abjure –.

Oh! L’eau de la grâce divine, si elle avait pu passer, aurait apporté la vie, purifié et nourri les sables, ôté leur salinité et leur pourri­ture aux eaux auxquelles tu auras pu te mêler, permettant ainsi aux premiers d’être le berceau d’arbres puissants chargés de fruits de toutes sortes, et aux secondes d’être la demeure de poissons de toutes espèces! O langage fleuri de mon prophète! L’eau qui purifie est celle qui jaillit de mon cœur ouvert par amour pour l’humanité. Elle apporte l’essence de cet amour divin au contact duquel toute impureté disparaît comme à travers un filtre béni.

Votre humanité filtrée à travers la mienne! Peut-il être un plus grand poème d’amour que celui-là: un Dieu qui se fait homme pour sauver l’humanité entière?

Les sables: ce sont les âmes, nombreuses comme des grains de sable, que mon contact, ma fusion rend fertiles, bonnes, capables de produire un arbre de vie.

Les plantes, de nouveau: ce sont encore les âmes qui, parce qu’el­les vivent sur un terrain irrigué par la grâce, prospèrent au point d’atteindre le ciel et de porter du fruit de toutes espèces, autrement dit toutes les vertus.

Les eaux, qui étaient amères et que la grâce assainit de sorte qu’elles puissent renfermer des poissons en grand nombre, sont les œuvres bonnes.

Comprenez le langage de mon prophète. Il est si limpide, quand on y porte un regard éclairé par l’amour de Dieu! En outre, ne désirez pas ressembler à ces marécages putrides et à ces plages à marée basse où stagne l’âcreté du sel – autrement dit du mal –, où règne la pourriture – autrement dit le pus grand mal –. Car si le mal du manque de charité, de la tiédeur, de la négligence est un sel qui empêche les œuvres bonnes de vivre, la pourriture du grand mal – en d’autres termes, celle des sept vices et de l’antichristianisme – nie jusqu’au moindre début de bonne pensée.

Ne descendez pas dans la pourriture. Essayez de vous relever de votre bassesse. Remontez vers la source de Dieu. Mêlez-vous à elle. Faites en sorte que, au fur et à mesure que vous vous avancez toujours plus près de moi, elle vous submerge, elle s’impose à vous, elle anéantisse votre pauvre moi sous son grand pouvoir de rédemption, et qu’elle vous rende saints, bienheureux, heureux. Et cela également en cette vie, mes enfants, où il y a déjà tant de malheurs qu’il n’est pas nécessaire, pour pleurer, que vous y ajoutiez celui d’être opposé au Christ, provoquant ainsi bien des désastres personnels et collectifs.

Ecoutez la Voix qui vous appelle. Ecoutez la voix de celui qui vous aime. Personne, non, personne d’autre ne vous aime comme votre Dieu et personne ne vous dit des paroles plus vraies que les miennes. Ouvrez-vous pour les recevoir. Ouvrez-vous à la grâce. Elle vient vous guérir de vos maux, elle vient essuyer vos larmes. Elle vient… et elle attend sur le seuil que vous lui disiez: “Entre!” pour se précipiter en vous, accompagnée de toutes ses grâces de paix, de tranquillité, de santé, de vie éternelle infinie, puisque c’est en elle que se résument toutes les joies.»

Je remarque que j’ai écrit ceci après une journée noire de désolation, pendant laquelle j’avais l’impression que ciel et terre ne formaient pour moi qu’un unique châtiment. Pour qui est-ce que je souffre ainsi? Jésus ne me le dit pas. Mais il dépose en moi sa parole pour mettre un baume dans mon calice d’aujourd’hui.

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