Os Escritos de Maria Valtorta

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45. Le 14 septembre 1948

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45. Capítulo 45

PT Tradução a caminho

1948-09-14

« Mon âme, le pouvoir des hommes — aussi érudits soient-ils — n’a aucun pouvoir sur notre volonté, à toi et à moi, qui sommes unis dans un même désir : racheter.

Je veux que tu sois victime pour ton prochain. Tu demandes que je t’immole pour ton prochain. Deux volontés en une, une seule pensée chez deux personnes qui s’aiment. Toi en moi, moi en toi en un unique amour qui nous pousse à consumer et à être consumée.

L’homme n’est qu’une fourmi : que veux-tu qu’il puisse faire, là où ma volonté infinie ainsi que ta volonté déifiée, donc immense, veulent étendre le Règne du Christ autant que possible, sans s’occuper de la profondeur du sacrifice à faire pour édifier le Royaume ?

Je te l’ai déjà dit il y a cinq ans : l’amour compatissant et prêt à souffrir est l’amour des amours, car c’est le mien, et c’est celui qui sauve.

Laisse faire les personnes, même catholiques, en qui se mêlent encore le feu et la boue. Quant à toi, sois flamme, et seulement flamme. »

Un étrange dialogue entre le Démon et moi…

Je suis occupée à des travaux d’aiguille, je souffre, je pense, je fais mémoire… Je suis en train d’offrir mes souffrances — si fortes depuis bien longtemps — quand soudain, à l’improviste et après tellement de temps, j’ai à subir l’action directe du Démon.

Il y a des mois, et même des années de cela, il me persécutait à travers les hommes et les choses, mais cela n’arrive plus directement depuis que Jésus lui a mis des limites. Or le voilà qui vient aujourd’hui…

Je dis mon offrande, que je répète toujours quand l’étreinte de la souffrance se fait plus forte, et lui se moque de moi sur un ton des plus satiriques : « Tu es une sotte. Tu souffres pour rien. Cela ne te servira pas pour le Paradis. Le Paradis n’existe pas. »

Je réplique :

« Dans ce cas, s’il n’y a pas de Paradis, l’enfer non plus n’existe pas. Car Dieu est juste : s’il n’avait pas à récompenser, il ne châtierait pas.

– Il n’y a pas d’enfer, il n’y a pas de Paradis, il n’y a pas de Dieu. Il n’y a rien.

– Il y a tout. Toi, tu existes. Et si tu existes, Dieu qui t’a créé existe. Et si Dieu existe et toi aussi, il y a un Paradis, et par conséquent l’enfer.

– Il n’existe pas de Paradis, ni de Dieu qui donne le Paradis. Il n’y a pas de vie éternelle, ni de joie après la vie. Tu as voulu souffrir, et tu n’auras que cela. Tu t’es offerte pour des idées imbéciles. Tu es pleine d’illusions, tu es sotte, tu es folle. »

Il continue un moment à m’insulter, mais il ne me malmène pas. Il est enchaîné près de la porte. Il ne peut pas avancer. Il ne peut qu’insulter.

Je le laisse faire, et je supporte le dégoût que m’inspire sa présence, jusqu’au moment où il profère une obscénité sur le Christ, à qui je me suis vouée. Je réagis alors avec les paroles qui me viennent à l’esprit, et tandis qu’il s’éloigne je lui lance le dernier cri de ma foi et de mon mépris pour lui :

« Tu existes, donc Dieu existe. Ton enfer existe, donc le Paradis aussi. Tu es éternel parce que tu es esprit. Mon âme est éternelle parce qu’elle est esprit. Les esprits éternels doivent bien aller en quelque lieu où ils sont accueillis. Mais même si toi, maudit menteur, tu disais pour une fois la vérité et s’il n’y avait pas de Paradis, l’enfer n’existerait pas non plus, par conséquent tes derniers mots pour me faire peur ne valent rien, et tu es vaincu. »

Il ne manque plus qu’il revienne !

Quel dégoût j’éprouve…

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