Jésus dit:
“Dès le commencement de votre prière, la grâce du Seigneur descend toujours sur vous. Je parle de la prière sainte, et non de la sotte demande de choses inutiles ou réprouvées par Dieu et par la morale. L’Éternel qui veille sur vous des Cieux n’a pas un cœur de bronze semblable au vôtre, vous qui êtes durs envers vos frères et sœurs et ingrats envers Dieu. Il se penche immédiatement sur vous quand, avec un cœur humble, aimant et confiant, avec sacrifice et constance, vous demandez pitié à Dieu.
Lorsque vous vous adressez à lui, Dieu vous donne pain et réconfort, il vous guide et vous éclaire. Et si vous n’êtes pas toujours exaucés, ne pensez pas que votre prière reste sans réponse. Pour quelque chose qui vous est nié par l’Intelligence qui sait tout, vous recevez d’autres dons que vous n’appréciez pas toujours tout de suite et dont vous n’êtes pas aussitôt reconnaissants. Mais tôt ou tard, vous devez reconnaître cette Bonté intelligente qui prend soin de vous. Et si vous ne vous en rendez pas compte ici-bas, vous saurez sûrement au-delà de la vie terrestre combien le Seigneur fut grand et bon avec vous.
Mon ange parla à Daniel qui priait encore, et vous pourriez dire sa prière même maintenant.
Le Consolateur, qui est aussi l’Annonciateur, n’est jamais séparé de ce qui me concerne. Messager de Dieu, esprit obéissant et aimant, il trouva toujours sa joie à porter les volontés de Dieu aux humains et à consoler ceux qui souffrent. Il ne quitta pas uniquement le Ciel pour la bienheureuse annonciation, pour consoler Joseph, pour me réconforter dans ma terrible agonie. Il était déjà allé porter la parole aux prophètes et dévoiler l’avenir qui me concernait en tant que Messie. Esprit enflammé d’amour, il flotte près de ceux qui désirent Dieu et il apporte les soupirs des amants à Dieu et les lumières de Dieu à ses amants.
Un seul pouvait enlever la prévarication, le péché et l’injustice de la Terre, laquelle méritait un nouveau déluge, mais fut uniquement submergée et purifiée par un Sang divin et innocent. Moi, vrai Dieu fait chair pour vous. La corruption, le péché, l’injustice et la guerre entre l’humanité et Dieu auraient une fin quand le Saint des saints, l’Innocent tué par amour pour les humains, serait oint, non d’une onction royale, mais d’une onction funèbre.
Soupir des patriarches et de tout le peuple de Dieu, le Messie devait naître pour créer la nouvelle Jérusalem qui ne meurt pas de toute l’éternité: l’Église qui vit et vivra jusqu’à la fin des siècles et qui continuera de vivre dans ses saints au-delà du temps de cette Terre. Et il est donné à Daniel de connaître le nombre des jours qui séparaient les vivants du temps du Seigneur et les conséquences de l’iniquité du peuple qui répond au prodige de Dieu par une condamnation.
La condamnation du Christ marque la condamnation du peuple.
Un crime attire toujours une punition. Et vu qu’aucun crime n’est plus grand que celui de s’acharner sur les innocents et de calomnier ceux qui sont sans faute, quelle punition pouvait être réservée à ceux qui avaient tué l’Innocent autre que la destruction totale du lieu où s’était installée l’abomination?
Les sacrifices sont inutiles dès lors qu’on a dépassé la mesure. Dieu est indulgent, mais il n’est pas injuste. Et ce serait une injustice de la part de Dieu, envers les justes et ceux que les méchants ont torturés, que de pardonner l’obstination dans le péché après avoir donné tous les moyens pour connaître l’erreur et en sortir et retourner à Dieu.
Les soixante-douze semaines pourraient être des siècles, ô ma fille, et à leur terme viendrait la désolation sur la Terre et l’abomination là où tout devrait être saint. Vous vous y acheminez déjà.
Il y a trop de désagrégation causée par la science humaine qui ronge comme une carie le cœur de mes ministres, incapables d’appartenir à Dieu, lesquels sont du monde et absorbent l’esprit du monde, lui donnant leur souffle qui n’est plus du Ciel. C’est la grande douleur du Christ. Trop de pays sans églises. Trop d’églises sans prêtres. Trop de fidèles sans guide. Trop de cœurs sans amour.
Si Gabriel revenait, il aurait bien de la difficulté à trouver des cœurs qui sauraient prier comme Daniel et qui accueilleraient sa parole sans la disséquer au point de la tuer pour l’étudier et pour arriver ensuite à la nier. Et cela n’est-il pas en soi une abomination dans la maison de Dieu, là où au moins ses ministres, au moins eux, devraient être une lumière pour les foules?
Vous êtes en train de tuer le Christ une deuxième fois. Vous le tuez dans votre esprit. Et dans peu de temps, vous ne serez plus son peuple, mais une tribu d’idolâtres. Ne vous plaignez donc pas si le Ciel s’est fermé sur votre fermentation d’opprobre.
En vérité, je vous dis que, si vous ne vous convertissez pas au Seigneur votre Dieu, la désolation durera jusqu’à la fin.”